Juin 2010
Les lampions se sont éteints sur la 7ème
assemblée ordinaire de notre organisation commune ;
la Société française de médecine maritime. Les
différents membres présents ont travaillé d’arrache-pied sur les
points inscrits à l’ordre du jour. Quand bien
même, le terme de francophone n’a pu être retenu dans la
dénomination de notre société, en pratique la SFMM est ouverte à
tous les membres des pays francophones. Tenez, votre serviteur,
de nationalité ivoirienne, a été élu membre du Conseil
d’Administration à l’unanimité des membres présents. C’est le
lieu d’exprimer toute ma gratitude à tous les confrères qui
m’ont fait confiance malgré les difficultés que j’ai eu à
joindre Brest pour être dans la salle. J’essaierai tant que
possible d’apporter ma modeste contribution à l’évolution de
notre société. Déjà, les premières réflexions qui me viennent à
l’esprit portent sur deux points :
·
Le développement de notre
société.
·
Le financement des activités.
1.
le développement de notre société :
Sur la question, il est utile de faire un bref
rappel historique. En effet, c’est en 2001 qu’a été créée la SFMM.
Au fil des ans cette société a accueilli à ses
activités des confrères des pays francophones puis en a fait par
la suite des membres à part entière. A ce jour nous avons des
membres provenant du Maroc, de la
Côte D’Ivoire, du Gabon du
Congo, etc…même si cette présence est encore faible. Il est de
mon devoir de sensibiliser mes confrères africains.
Cette ouverture est à
encourager. Aussi m’amène-t-elle à me poser la question
suivante :
A l’heure de la mondialisation et de la
constitution de grands ensembles politico-économico-culturels,
la SFMM doit-elle demeurer une société
nationale qui fait appel à des partenaires étrangers ou doit
elle afficher sa vocation de société savante supranationale par
une volonté d’intégration qui la conduirait à
changer de dénomination ? L’objectif étant de devenir la Société Francophone
de Médecine Maritime.
L’avantage d’un tel changement se mesurera
sans doute au plan institutionnel, politique économique et
scientifique. Ce grand groupe ne peut-il pas, par exemple, nous
amener à poser notre candidature comme observateur à
l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF),
comme d’autres associations intégratives de même type ? Par
ailleurs, ce caractère ne peut-il pas annihiler toute idée de
création de "micro" sociétés nationales entraînant, du coup, un
engouement d’adhésion plus fort à la SFMM? Bref la réflexion
mérite en tout cas d’être conduite.
2.
le financement des activités de notre
société.
Jusque là,
la SFMM a financé ses activités à partir des
contributions des membres et de l’organisation de congrès
scientifiques. La réalité me fait dire qu’une société savante ne
peut pas vivre rien qu’avec les cotisations des membres. Il est
important et plus urgent de se mettre à la recherche des
ressources additionnelles. Ce n’est pas le lieu de déballer
toute une stratégie mais point n’est besoin de se rendre à
l’évidence que le fruit de nos travaux est profitable avant tout
à un monde très actif et qui gravite dans une aire économique
particulièrement florissante.
En effet, la médecine maritime intéresse les
gens de mer, les armateurs, les sociétés consignataires, les
industries portuaires etc…Elle intéresse aussi tous les
organismes internationaux impliqués dans la santé et sécurité au
travail (BIT, OIT, OMI, etc.…).
Par ailleurs notre société pourrait intéresser
la francophonie (OIF) dans la mesure où elle contribue à
promouvoir la langue française. Il nous faudra alors envisager
de faire un plaidoyer à partir d’un plan d’action précis et
concis, plaidoyer en direction de toutes ces personnes physiques
ou morales.
Enfin il nous faut trouver des mécanismes pour
amener tous les membres à s’acquitter de leur cotisation et
surtout à s’intéresser à la vie de notre société.
Bientôt dix ans d’existence pour notre
société. C’est peu mais ne dit-on pas que << Aux âmes bien nées,
la valeur n’attend point le nombre des années !>> Alors, en
avant mes chers confrères !
Bonne fin de semestre à bientôt !
Ernest ZOTOUA.