| Cancers professionnels dans les métiers liés à la mer J.D. DEWITTE, A.C. PHILY-DARRUAU. in " LES CANCERS PROFESSIONNELS - Tome II" de J.C. Pairon, P. Brochard, J. P. Le bourgeois et P. Ruffié - Éditions Margaux Orange (Paris) -2001, p 417- 426. |
Les cancers professionnels dans les métiers liés à la mer.
Pr Jean-Dominique Dewitte.
Service de Médecine du Travail et de Pathologies
Professionnelles.
Centre Hospitalier Universitaire A. Morvan – 29609 BREST
CEDEX.
Chef de service.
Dr Anne-Claude Phily-Darruau.
Service de Médecine du Travail et de Pathologies
Professionnelles.
Centre Hospitalier Universitaire A. Morvan – 29609 BREST
CEDEX.
Le grand nombre de kilomètres de côtes que compte le
territoire français explique l’importance de la population concernée par
les métiers liés à la mer. Pourtant, avec l’ouverture de l’économie
française à la mondialisation, les effectifs de salariés ou d’artisans
concernés ont décru. Les réformes récentes concernant le travail dans les
arsenaux et la construction navale dans son ensemble doivent à court terme
entraîner une baisse sensible de cette population.
En 20 ans, les effectifs des chantiers navals de l'Union
européenne sont passés de 280 000 à moins de 80 000 salariés. En
France, ils ont chuté de 32 000 salariés à moins de 5 000, avec
de nombreuses fermetures de sites.
Les marins professionnels sont approximativement 48 000
en France. Ils pratiquent la navigation maritime, pour le commerce, la pêche,
mais aussi la plaisance professionnelle. Cet effectif est à peu près stable
depuis 5 ans, après avoir connu la déflation amorcée vers les années 1980
qui a pratiquement réduit de moitié cette population professionnelle. Cette
déflation a pour origine la récession économique qui a touché tout autant
le secteur de la pêche que celui du commerce. Mais c’est dans ce dernier
que l’évolution a été la plus conséquente pour ce qui est de l’organisation
du travail. Le monde maritime professionnel est éminemment divers quant aux
activités pratiquées. Du matelot qui fait la petite pêche à la coquille à
quelques encablures de la côte au commandant d’un pétrolier de 250.000
tonnes, il y a des préoccupations qui ne sont pas de même niveau. À la
pêche, on distingue selon le temps passé en mer, la « petite
pêche » (moins de 24 h), la « pêche côtière » (jusqu’à
4 -5 jours), la « pêche au large » (marées de 12 à 14 jours) et
la « grande pêche » (missions dépassant le mois). Selon la
pratique de pêche, on évoque le chalut, la palangre, le filet, la senne, la
drague, etc. Au commerce, de la « navigation côtière » au
« long cours », en passant par le cabotage national ou
international, nous trouverons des navires de charge, des vraquiers, des
chimiquiers, des porte-conteneurs, des pétroliers, des rouliers, des navires
à passagers et autant de navires de servitude.
Le cancer professionnel dans ces populations n’a
pratiquement pas été l’objet de publications en France, en dehors du lourd
tribut payé à l’amiante, en particulier dans la construction navale,
contrairement aux pays où l’importance de ce secteur joue un rôle
économique prépondérant : c’est le cas des pays scandinaves, par
exemple, où l’existence de registres officiels et de recensements
réguliers autorise des études épidémiologiques bien documentées.
On pourra d’emblée signaler aussi dans le milieu maritime,
en particulier en ce qui concerne les personnes embarquées, le rôle des
facteurs confondants que sont le tabac et l’alcool.
Les différents métiers liés à la mer seront étudiés
selon la répartition suivante :
·
La réparation et la construction navale.
·
La pêche.
·
La Marine marchande, comprenant les transports de
marchandises ou de personnes, les pétroliers…
Les agents cancérogènes rencontrés dans les métiers liés
à la mer ne sont pas spécifiques de ces catégories professionnelles. L’amiante
reste au cœur des problèmes rencontrés dans les secteurs de la construction
et de la réparation navale ainsi que chez les membres d’équipage
travaillant dans les salles des machines. Chez les professionnels de la mer,
les cancers induits par les conditions de travail n’ont pas de spécificité
maritime : chaque marin exposé à un risque particulier, tel le risque
vis-à-vis des produits chimiques par exemple, ne l’est pas plus qu’un
autre travailleur terrestre dans les mêmes conditions.
En reprenant la littérature des 5 dernières années, nous
avons établi un tableau qui dresse une liste des cancérogènes (hors
amiante) retrouvés dans le secteur maritime (tableau 1).
Il faut noter en ce qui concerne l’amiante, la description
en 1992, d’un cas d’astrocytome malin induit par l’exposition
professionnelle à ce cancérogène, évoqué à partir de l’existence de
fibres au sein de la tumeur cérébrale
(1,
2)
.
Rares sont les études recherchant une surmortalité par
cancer, y compris professionnel, chez les personnes inscrites au régime des
gens de mer. C’est pourquoi, l’étude de E. Pukkala doit être remarquée
d’emblée
(3)
.
Sur une cohorte de 30.940 hommes et 11.529 femmes inscrits au registre des
gens de mer, il est retrouvé un excès de cancers cutanés non à type de
mélanomes mais surtout un excès de mésothéliomes (SIR = 290 ; I.C. =
120 – 560). Il retrouve également un excès de cancer du pancréas (SIR =
200 ; I.C. = 110 – 330) et de la prostate (SIR = 160 ; I.C. = 100
– 250) chez ceux qui sont employés sur les ponts des bateaux pendant plus
de 10 ans. Mais le plus souvent, les enquêtes ne s’adressent qu’à
certaines professions maritimes.
On peut en rapprocher l’étude d’Andersen en 1999. Les
cas de cancers de plus de 10 millions de scandinaves âgés de 25 à 64 ans
ont été analysés sur une période de 20 années
(4)
.
Le risque le plus élevé chez les pêcheurs concernait le cancer des lèvres
(SIR = 245 ; I.C. = 207 – 291) et celui de l’estomac (SIR =
148 ; I.C. = 134 – 163). Chez les marins, que ce soit sur le
pont ou dans les salles des machines, l’excès de cancers bronchiques est à
rapporter d’une part au tabagisme important au sein de cette population, d’autre
part, à l’utilisation importante de l’amiante, en particulier au niveau
des machines (SIR = 159 ; C.I. = 147 – 172).
Le Nord-est de l’Italie est une région où l’industrie
métallurgique et la réparation navale occupent une place majeure dans l’économie
locale. Ainsi, Bovenzi, en 1993, a étudié les risques de cancers bronchiques
en fonction de l’exposition professionnelle
(5)
.
Chez 756 hommes décédés de cette pathologie comparativement à 756 hommes
décédés d’autres causes dans une même période de cinq années, il a mis
en évidence le rôle majeur joué par l’exposition aux fibres d’amiante
dans la survenue de cette pathologie. Le risque relatif s’élève alors à
1,98 (I.C. = 1,42 – 2,75) lors de l’exposition isolée à l’amiante
mais atteint 37,4 quand l’exposition se superpose à une intoxication
tabagique supérieure à 40 cigarettes journalières. Bien d’autres études
retrouvent le rôle de l’exposition à l’amiante dans la survenue de
cancers bronchiques ou de mésothéliomes chez les travailleurs de la
construction navale (tableau 2). En France, les chiffres de la Direction des
constructions navales (DCN) montrent la progression des cancers au titre des
tableaux 30 et 30 bis au cours des cinq dernières années. Du 1er
décembre 1994 au 1er décembre 1999, c’est au total 827
affections qui ont été reconnues au titre du tableau n° 30, dont 24 au
titre de l’alinéa C et 21 au titre de l’alinéa D, et 5 cancers
bronchiques au titre du tableau 30 bis (communication personnelle). À titre d’exemple,
les chiffres de la DCN Brest de Brest sont indiqués dans le tableau 3.
La Suède est un pays très concerné par les problèmes de
santé des pêcheurs, très nombreux dans ce pays dont la vocation maritime
est évidente. De plus, comme tous les pays scandinaves, les registres, en
particulier du cancer, sont bien tenus, ce qui autorise la réalisation d’études
bien documentées.
Ainsi, en 1994, W. H. Chow s’est intéressé au cancer de l’estomac
au sein de la population suédoise. En 19 ans, 17.000 cancers de cet organe
ont été diagnostiqués. Les pêcheurs suédois ainsi que d’autres
catégories professionnelles comme les mineurs ou les artisans semblent ainsi
être plus touchés sans que un facteur professionnel réellement identifié
ait pu être mis en évidence
(6)
.
Le même auteur s’est d’ailleurs aussi intéressé de la même manière
aux cancers coliques, mais constate que cette fois, l’incidence de ce type
de cancer est diminuée parmi cette catégorie professionnelle
(7)
.
Le problème reste donc posé de connaître en fait le rôle de l’alimentation
dans ce type de cancers. Déjà en 1992, Hagmar avait étudié la mortalité
par cancer de 1.360 pêcheurs suédois travaillant côté mer Baltique. Alors
qu’il observait une baisse d’environs 25 % des cancers dans cette
population par rapport à la population suédoise dans son ensemble, ceux qui
étaient localisés à l’estomac étaient plus fréquents chez les pêcheurs
(8)
.
La contamination de la faune aquatique par la dioxine et autres substances
organochlorées lui semblait être en cause, compte tenu de la forte
consommation de poisson par eux. À noter qu’ils présentaient également
une sur-expression de myélomes, ce qui était un argument pouvant être
considéré comme allant dans le même sens. Svensson confirme cette
contamination des poissons en comparant les pêcheurs suédois de la côte Est
(mer Baltique) à ceux de la côte Ouest. La consommation de poissons dont la
chair contient un taux important d’organochlorés semble expliquer l’excès
de cancers de l’estomac dans cette catégorie professionnelle
(9,
10)
. C’est
aussi par la contamination des poissons que Frich en 1997 explique l’excès
de cancers de la thyroïde chez les femmes des pêcheurs norvégiens
(11)
.
Pourtant, la consommation régulière de poissons est le plus souvent
considérée comme un facteur de prévention des cancers, comme celui du
cancer du sein chez les femmes de marins pêcheurs norvégiens
(12)
.
En Islande, en 1994, Rafnsson constate également cet excès
de cancers gastriques chez les pêcheurs de sa région, de même que des
cancers du poumon ou des leucémies en excès
(13 ,
14)
.
Ces excès sont proportionnels à la durée de l’activité professionnelle
et se retrouvent aussi chez les marins de la flotte de commerce. Si le
tabagisme peut expliquer en partie cet excès de cancers bronchiques dans une
population qui, en général, fume plus que le reste de la population, celui
de l’estomac pourrait s’expliquer par les habitudes alimentaires.
La question de l’alimentation doit être posée puisque la
même année mais en Italie, où les habitudes alimentaires sont très
différentes, Cocco et ses collaborateurs, alors qu’ils étudiaient une
cohorte de 640 hommes atteints de cancers gastriques histologiquement
identifiés versus 959 sujets témoins, répartis selon 35 grands groupes
professionnels, ont également mis en évidence un risque accrû chez les
marins, mais aussi les navigateurs
(15)
:
l’odds ratio est de 2,9 (I.C. = 1,1 – 8,0). Même si le métier de marins
est le point commun à ces études retrouvant un excès de cancers du tractus
digestif, il n’est donc pas possible de parler à proprement parler de
cancers professionnels mais plutôt d’un risque retrouvé dans cette
population.
En est-il de même en ce qui concerne les cancers des voies
aériennes inférieures ? Le facteur de risque semble avant tout être le
tabagisme, plus important que celui de la population générale. C’est ainsi
que Mastrangelo explique l’excès de décès par cancers bronchiques chez
les pêcheurs du Nord Est de l’Italie
(16)
.
La quantité de tabac fumé est proportionnel au nombre d’heures passés en
mer.
Ce
risque de cancers s’ajoute aux nombreux accidents qui peuvent toucher ceux
qui travaillent en mer, expliquant la surmortalité de cette population, comme
le retrouve Jensen au Danemark
(17)
.
D’emblée, il faut signaler que les risques professionnels
sont différents selon que l’on s’adresse aux officiers ou à l’équipage.
Ainsi, Brandt en 1994, en étudiant la mortalité des professionnels de la mer
au Danemark entre 1970 et 1985 constate que, s’il existe une surmortalité
globale, le risque de décès par cancers est le plus important chez les
salariés travaillant dans les salles des machines ou sur les ponts
(18)
.
En effet, si la mortalité est liée à l’âge et au statut marital, les
jeunes marins célibataires ayant le risque le plus élevé, lorsque l’on
étudie le risque dû au cancer bronchique, ce dernier est de 1,90 pour les
officiers et de 2,47 pour l’équipage. Si l’on retrouve bien sûr le
risque dû à l’amiante, très utilisée à l’intérieur des salles des
machines pendant de nombreuses années, le risque est également lié à l’exposition
aux produits transportés par ces navires. C’est le cas avec les produits
pétroliers. Moen, en 1994, a étudié la mortalité des professionnels de la
mer à partir des registres norvégiens, en s’intéressant plus
particulièrement à ces pétroliers
(19 ,
20 , 21)
.
Le fait de travailler sur ce type de navire entraîne un risque de
mortalité égal à 2,43 (I.C. = 1,65 – 3,60) comparativement à d’autres
professionnels de la mer n’y ayant jamais travaillé. Mais le risque relatif
de décès par cancer passe à 4,24 (I.C. = 2,02 – 8,88) chez les matelots
tandis que l’on n’observe aucune surmortalité chez les commandants de ces
navires. Moen signale des expositions à de fortes concentrations en benzène
pouvant atteindre dans certaines circonstances 55 ppm. Mais ce sont tous les
produits dérivés du pétrole qui sont concernés. L’exposition aux
hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) semble ainsi entraîner un
risque accrû de cancers bronchiques et de la vessie
(21)
.
La présence de 1-hydroxypyrène dans les urines est liée à des contacts
cutanés avec les produits lubrifiants utilisés en salle des machines. Mais l’exposition
peut également avoir lieu lors des opérations de chargements –
déchargements ou lors du nettoyage des cuves. Cette exposition au benzène
est susceptible d’expliquer l’augmentation de l’incidence des affections
hématologiques comme les leucémies, lymphomes et autres myélomes que
Nilsson retrouve en Suède dans ce type de population
(22)
.
En dehors de l’interdiction de l’amiante, sujet traité
par ailleurs dans ce livre, aucun travail n’a été publié à notre
connaissance à ce sujet. On peut cependant citer un travail de Barnhart aux
États-Unis concernant le Carotene And Retinol Efficacy Trial (CARET)
qui s’applique à 4.000 ouvriers de la réparation navale exposés à l’amiante,
suivis depuis 1996 et qui le seront pendant 40 ans avec un bilan en cours de
suivi en l’an 2.000
(23)
.
L’excès de cancers observés dans certaines des
professions liées à la mer est souvent dû à des facteurs non
professionnels : c’est le cas du cancer bronchique où le rôle du
tabac est prépondérant dans une population fortement exposée
(24)
ou
celui du cancer de l’estomac où s’ajoute au risque de l’alcool, celui
dû à la consommation de poissons contaminés par des produits
phytosanitaires rejetés par les rivières dans les eaux maritimes. Plus que
des recommandations professionnelles, ce sont des modifications des habitudes
alimentaires et de vie qu’il semble nécessaire de prodiguer aux
professionnels de la mer.
Si l’on excepte le rôle majeur que joue l’amiante,
surtout dans la réparation et la construction navales mais aussi chez les
marins travaillant dans les salles des machines ou sur les ponts, peu des
cancers, pourtant en excès chez les travailleurs de la mer, peuvent être
considérés comme d’origine professionnelle. Aucun spécificité maritime n’explique
cet excès et ce sont des mesures d’hygiène de vie, surtout en ce qui
concerne le tabac, qui pourront permettre d’espérer voir diminuer le nombre
de cancers bronchiques. Là aussi, les difficultés du métier engendrent des
conduites addictives à l’origine d’une mortalité trop importante.
Tableau 1 : Agents cancérogènes retrouvés
chez les professionnels de la mer (hors amiante).
|
Secteur
professionnel |
Cancérogènes |
Localisations
des cancers |
Références |
|
Professionnels de la mer dans son ensemble |
UV liés au travail en extérieur |
Lèvres |
Andersen, 1999
(4)
|
|
Dockers |
Molybdène Huiles minérales Chrome |
Poumon |
Droste, 1999
(25)
|
|
Dockers |
Diesel |
Poumon |
Steenland, 1998
(26)
|
|
Tankers |
Benzène |
Tissu hématopoïétique |
Nilsson, 1998
(22)
|
|
Tankers |
HAP |
Poumon, vessie |
Moen, 1994, 1995, 1996
(19-21)
|
Tableau 2 : amiante et cancers dans la
réparation et la construction navales.
|
Pays. |
Types
d'étude |
Localisations. |
Nombre de cas observés |
Risques |
IC
95 % |
Commentaires |
Références. |
|
Italie |
Cas
témoin |
Poumon |
756 hommes |
RR = 1,98 |
1,42 - 2,75 |
Réparation navale, dockers |
Bovenzi, 1993
(5)
|
|
Italie |
Cohorte |
Mésothéliomes |
256 ouvriers de réparation navale sur 421 cas observés |
ND * |
ND * |
Ouvriers de la construction navale de Monfalcone. |
Giarelli, 1997
(27)
|
|
Japon |
Cohorte |
Poumon Pancréas |
249 salariés décédés. |
SMR = 2,75 SMR = 7,78 |
1,08 - 6,48 2,07 - 25,2 |
Calorifugeurs, conducteurs de chaudière de la réparation
navale |
Kurumatani, 1999
(28)
|
|
Norvège |
Cohorte |
Mésothéliomes Poumon |
4 65 |
SIR = 333 SIR = 140 |
92 - 850 108 - 179 |
4 571 ouvriers des arsenaux. |
Danielsen, 1993
(29)
|
|
Norvège |
Cohorte |
Poumon |
10 |
RR = 1,55 |
0,74 – 2,84 |
426 soudeurs dans la construction navale. |
Danielsen, 1998
(30)
|
|
Scandinavie |
Cohorte |
Poumon Mésothéliomes |
1137 37 |
SIR = 151 SIR = 193 |
143 – 160 136 - 266 |
Entre 1971 et 1991. |
Andersen, 1999
(4)
|
|
USA |
Type
de fibres et cancers |
Mésothéliomes Poumon |
144 ouvriers des arsenaux et calorifugeurs |
ND * |
ND * |
Comparaison amosite - chrysotile. |
Churg, 1994
(31)
|
|
USA |
Type
de fibres et cancers |
Mésothéliomes Poumon |
81 salariés exposés autopsiés |
ND * |
ND * |
Comparaison amosite, chrysotile, crocidolite. |
Langer, 1998
(32)
|
|
|
Méta
analyse |
Poumon |
305 |
RR = 1,30 |
1,14 - 1,48 |
Soudeurs de réparation navale |
Moulin, 1997
(33)
|
* : ND : Non
Déterminé.
Tableau
3 : Évolution des cancers professionnels à la DCN de Brest entre le 1er
janvier 1995 et le 1er décembre 1999 (communication personnelle).
|
Année |
Totales
MP 30 déclarées |
Total
des cancers reconnus |
|
1995 |
12 |
1 mésothéliome |
|
1996 |
37 |
3 cancers bronchiques 1 mésothéliome 1 adénocarcinome pulmonaire |
|
1997 |
38 |
4 cancers bronchiques 3 mésothéliomes 1 cancer épidermoïde |
|
1998 |
54 |
1 cancer pulmonaire 2 cancers bronchiques 1 mésothéliome |
|
1999
(Jusqu’au 1/12/99) |
34 |
2 cancers bronchiques 1 cancer (TRG n°30 bis) en cours |
Les auteurs remercient le Dr Alexandre, Médecin Chef des
arsenaux, pour la transmission de ces chiffres.
Tableau 4 : la pêche.
|
Pays. |
Types
d'étude |
Localisations. |
Nombre de cas observés |
Ratio |
IC
95 % |