Pathologie
médico-chirurgicale et traumatique à bord des transbordeurs du groupe
Brittany Ferries
1
juin au 30 septembre 1999
Brittany Ferries
Roscoff
Dr R. Lavergne
Février
2000
I- Introduction
La profession de marin a
toujours été et reste encore de nos jours un métier dangereux
[1]
. L’isolement en mer et l’éloignement des côtes ont sans
aucun doute contribué en l’absence de secours efficaces sur place à l’issue
fatale de certaines détresses survenues en mer. C’est pourquoi certains
pays à vocation maritime dont la France ont développé des systèmes d’aide
médicale en mer pour remédier à ce problème.
Un de ces systèmes repose sur
la consultation médicale à distance. Un médecin « régulateur »
est disponible 24 heures sur 24
pour venir en aide au marin en difficulté
[2]
’
[3]
’
[4]
. En France, c’est le Centre de Consultations Médicales
Maritimes (CCMM) de Toulouse qui assure cette mission. Le médecin consulté
par radio peut alors conseiller au Capitaine du navire des soins à bord ou
dans les cas les plus graves un déroutement du navire voire une évacuation
du malade ou du blessé
[5]
. Ce système fonctionne parfaitement et est accessible a tout
navire en mer dans le monde entier, tant pour les navires de commerce et de la
pêche que pour ceux qui transportent des passagers
[6]
.
Un deuxième système permet d’apporter
une aide médicale efficace en embarquant tout simplement un médecin à bord.
C’est le système adopté par les marines nationales, les militaires ne
pouvant être tributaires d’un système médical extérieur
[7]
. La pêche hauturière au thon tropical dans l’océan indien et
celle au thon germon en zone atlantique ont également opté pour cette
solution notamment pour des raisons économiques et géographiques
[8]
. Les navires de croisière passant plusieurs jours en mer
disposent aussi d’un médecin d’autant que dans ce cas il s’agit bien
souvent d’une obligation réglementaire
[9]
’
[10]
. Enfin et bien que la législation en vigueur ne
l’y oblige aucunement c’est également le choix fait par Brittany
Ferries, compagnie maritime assurant le transport des passagers par
transbordeurs.
Le fort développement du
tourisme britannique de ces dernières années associé à l’engouement des
vacances familiales en voiture on permis une forte croissance du trafic
passagers des principales compagnies maritimes opérant en manche. Ainsi le
nombre de passagers transportés sur le seul trafic trans-manche par les
navires du groupe Brittany Ferries est passé de 18 300 en 1971 à
2 719 674 en 1994
[11]
. Cette croissance a vu apparaître des navires de plus en plus
performants et aux capacités en passagers sans cesse croissantes. L’importance
de ces chiffres, l’état de santé préalable des passagers de tout âge
transportés parfois 24 heures durant, font réfléchir sur les soins et la
prise en charge des problèmes médicaux qui ne doivent pas manquer de
survenir à bord.
Les travaux médicaux
réalisés jusqu’à présent en matière de médecine maritime se
préoccupent le plus souvent de la santé des marins au long cours tant dans
le domaine de la marine militaire que celui civil de la marine marchande ou de
la pêche. De plus la grande majorité des ces travaux ont été effectués à
partir de données recueillies lors des examens de contrôle obligatoires
effectués à terre lors des périodes de débarquement
[12]
. Peu d’étude ont été entreprises sur les navires à passagers
et lorsque c’était le cas, elles concernaient des paquebots de croisière
transportant un nombre relativement restreint de passagers le plus souvent
âgés. Par ailleurs ces études se focalisent sur les pathologies
infectieuses respiratoires ou intestinales qui se propagent sous forme
épidémique à bord
[13]
’
[14]
. Très peu d’études sur les pathologies médicales rencontrées
parmi les passagers et membres d’équipage des transbordeurs ont été
réalisées.
Les transbordeurs modernes sont isolés et éloignés des structures médicales du continent pendant la durée des traversées variant de 6 à 24 heures. Le nombre élevé des personnes transportées, pouvant dépasser les 2000 passagers, n’est pas comparable avec les effectifs restreints des navires de commerce modernes. C’est pourquoi, nous avons cherché au travers de notre étude à évaluer la fréquence et le type des pathologies médicales survenant à bord des transbordeurs du Groupe Brittany Ferries.
L’étude a été menée à partir des informations recueillies dans les cahiers de soins des navires du Groupe Brittany Ferries. Nous avons porté notre étude sur les dossiers enregistrés entre le 1 juin et le 30 septembre 1999. Les données brutes ont été analysées et traitées statistiquement grâce à Epi Info [15] . Les tests statistiques utilisés ont été jugés significatifs pour un seuil p inférieur à 0,05.
Les urgences médicales ont
fait l’objet d’un intérêt grandissant ces dernières années. La
recherche par notre société d’une sécurité sans cesse accrue a mis en
évidence les difficultés à gérer les services d’accueil et d’urgences.
La réponse à l’urgence fait partie de la pratique médicale et aucun
médecin ne peut se retrancher derrière une incompétence relative pour
refuser son assistance en cas d’urgence
[16]
.
L’extrême polymorphisme des
tableaux pathologiques et le grand nombre de situations dans lesquelles elle
survient, font qu’il reste bien difficile de donner une seule définition de
l’urgence médicale. Le Conseil National de l’Ordre des Médecins insiste
sur la notion de situation critique nécessitant en retour une action
médicale dans un délai de temps approprié
[17]
. La définition générale qui est proposée indique que l’urgence
médicale correspond à « l’état fonctionnel d’un sujet l’amenant à
adresser un appel médical, nécessitant une réponse et l’intervention d’un
médecin dans un délai compatible avec la nature de l’appel et les
possibilités thérapeutiques disponibles ». Cependant cette définition
ne rend pas compte de la multitude des cas rencontrés et une nuance doit
être apportée pour distinguer les urgences médicales selon plusieurs
critères.
Il faut d’abord discerner les
urgences en fonction de leur gravité.
·
Les urgences lourdes
où le risque vital apparaît au premier plan, nécessitent des délais d’interventions
brefs et des moyens de réanimation spécialisés.
·
Les urgences moyennes
correspondent aux syndromes d’urgences habituelles devant entraîner la
visite d’un médecin dans des délais d’autant plus brefs que certains
symptômes peuvent suggérer une situation nécessitant une décision rapide.
·
Les
urgences légères n’évoquent pas de risque notable et correspondent donc
à des troubles gênants ou légers souvent facteurs d’angoisse associée.
On peut également proposer une
nuance selon la réalité médicale en discernant les urgences réelles de
celles ressenties. Mais ces dernières ne sont souvent précisées qu’à
posteriori après examen médical.
Il est également possible de
différencier les urgences survenues du fait d’une maladie, sans
intervention extérieure, de celles traumatiques liées à des facteurs
externes.
D’une manière générale, on peut dire que l’urgence médicale commence
à partir du moment où le patient ou un témoin réclame une intervention
rapide que cette urgence soit réelle sur le plan médical ou simplement
ressentie. Le médecin doit alors apporter une réponse appropriée efficace
la plus rapide possible
[18]
. On considère aujourd’hui que, sur 100 appels reçus par les
médecins, 10 représentent une
menace à court terme pour la vie ou une fonction importante, 20 concernent
des pathologies qui, sans mettre immédiatement la vie en danger, doivent
être rapidement prises en charge par un médecin, 70 correspondent à des
incidents imprévus qui perturbent le cours de la vie et dont certains
induisent des phénomènes de crise, de détresse psychologique qui
nécessitent l’aide et l’assistance d’un tiers
[19]
.
Si le bon sens nous enseigne
« qu’il vaut mieux prévenir que guérir », les gens de mer ont
également avec le vieil adage populaire « trop fort n’a jamais
manqué » souligné qu’en mer plus qu’ailleurs la prévention était
la meilleure des garanties. Ce concept peut s’appliquer à l’urgence
médicale en mer en prenant en compte les caractéristiques de l’environnement
maritime et en intervenant le plus souvent possible avant que la situation ne
se dégrade. Cette intervention en « amont » de l’urgence peut
se faire d’une part en régulant la traversée des passagers dont l ’état
de santé pourrait présenter des risques. D’autre part en répondant le
plus précocement possible à toute sollicitation à caractère
« urgent », le médecin pourra éviter toute décompensation quand
c’est encore possible. En effet, isolement et éloignement des côtes font
que bien souvent le médecin à bord ne peut pas compter sur un secours
hospitalier avant plusieurs heures. Parfois même, les conditions
météorologiques rendent tout secours impossible
[20]
’
[21]
. Le patient lui même, conscient de cette situation, peut subir
une anxiété ajoutée à celle engendrée par son état clinique compliquant
encore plus la situation. Il faut donc insister ici sur la disponibilité
totale et permanente dont doit faire preuve le médecin du bord, à l’écoute
de la moindre sollicitation. Seul son examen sur place pourra lui permettre d’évaluer
le degré de l’urgence tant il est vrai qu’il peut n’exister aucun
parallélisme entre le motif d’appel et la gravité réelle de la
pathologie.
Dans notre étude la
définition de l’urgence s’inspire de celle du Conseil National de l’Ordre
des Médecins tout en tenant compte des spécificités indiquées
précédemment. Ainsi nous avons considéré comme urgence toute altération
fonctionnelle aiguë ou subaiguë de l’état habituel du patient perçue par
celui ci ou son entourage immédiat (famille, autres passagers, membres d’équipage)
ayant entraîné l’intervention du médecin du bord dans un délai
compatible avec la nature de la pathologie et les possibilités
thérapeutiques du bord. Nous avons adopté une classification ternaire
suivant le délai de réponse thérapeutique possible. Ce classement sera
décrit dans le paragraphe relatif aux critères de jugement.
Conformément à la
législation, toute intervention à caractère médical, aussi minime soit
elle, doit être intégralement consignée dans le cahier de soins de l’hôpital
du navire
[22]
.Cela concerne tant les consultations à bord du navire que les
interventions à terre, notamment en gare maritime. Ainsi, outre la date et l’horaire
de l’intervention, l’identité, la date de naissance et l’adresse du
patient, ou fonction à bord pour les membres d’équipage, permettent de
retrouver aisément un dossier si cela est nécessaire. Il faut également
mentionner les circonstances dans lesquelles l’intervention a eu lieu, les
symptômes décrits par le patient, les conclusions de l’examen clinique
avec une approche diagnostique, ainsi que les soins et la posologie des
médicaments. Enfin il faut indiquer les conseils qui ont pu être donnés au
patient notamment si un suivi médical semblait nécessaire. Pour les membres
d’équipage inscrits maritimes on indique en plus
s’il y a eu ou non un arrêt de travail, si le patient a du
débarquer et si un bon de visite a été fourni
[23]
. Ce document contenant des informations soumises au secret
médical, est sous la responsabilité du médecin ou de l’infirmier(e), qui
seuls y ont accès. Lorsque le cahier de soins est complet, il est adressé
sous pli fermé au directeur médical du Groupe Brittany Ferries pour
archivage.
Lorsqu’un officier de Marine Marchande a la charge des soins (arrêts prolongés au port, arrêts techniques, configuration fret) le personnel de santé quittant le navire met à sa disposition un cahier de soins différent, que l’officier doit remplir avec la même attention. Pendant cette période, le cahier principal est déposé dans le coffre du Commandant.
Le
développement de la compagnie depuis les années 1970 s’est naturellement
traduit par une augmentation du nombre des navires et des lignes.
Parallèlement à cette évolution on a assisté à une augmentation de la capacité des navires à emporter de plus en plus de
passagers dans des conditions de confort sans cesses améliorées.
On
peut ainsi dire qu’il y a eu trois générations de transbordeurs :
·
La première, celles
des années 1960, produisait des navires d’une centaine de mètres et
transportait au maximum 1000 passagers et 200 voitures. Les aménagements
publics et hôteliers restaient simples, parfois sommaires.
·
La
deuxième génération des années 1970 a permis d’augmenter les dimensions
d’un tiers et ainsi de doubler la capacité des navires tout en gagnant en
qualité sur les équipements.
·
La
troisième génération de Ferries du milieu des années 1980 atteints les 170
mètres et permet aujourd’hui de transporter dans des conditions de confort
et qualité sans commune mesure avec ce qui se faisait jusqu’alors plus de
2000 passagers et 600 voitures.
Les
navires concernés par notre étude étaient les suivants :
Duc
de Normandie construit en 1986 , Quiberon
(1982), Coutances, tous navires de la seconde génération.
Barfleur
(1992), Bretagne (1989),
Normandie (1992), Val
de Loire (1987-1993), navires de la troisième
génération.
Le
Coutances navire de fret
est un cas à part.
Nous avons distingué les
passagers des membres d’équipage. Il s’agit en effet de deux populations
très différentes.
La première évidence
apparaît au niveau numérique puisque sur un jumbo-ferry comme le Bretagne
capable de transporter 2056 passagers
[24]
, l’équipage se compose de 145 personnes en haute saison
touristique. Mais en hiver, cet effectif descend en dessous de 100 membres d’équipage
alors que le nombre de passagers lui peut décroître dans des proportions
beaucoup plus importantes.
Ensuite, si l’équipage se
compose en majorité d’hommes jeunes, les passagers se recrutent eux dans
les deux sexes et toutes les tranches d’âge. Ces passagers ont par ailleurs
des origines socioculturelles très
variées suivant la période de l’année ou la ligne empruntée. Ainsi les
périodes de congés scolaires sont propices aux voyages de familles
entières, les fins de saisons au mois d’octobre voient une recrudescence de
personnes âgées notamment sur la ligne d’Espagne, les Français
affectionnent particulièrement l’Irlande et les collégiens se déplacent
par groupes scolaires encadrés de leurs professeurs
[25]
.
Les passagers ont,
contrairement à l’équipage, une méconnaissance du navire. Malgré l’accent
porté ces dernières années sur l’architecture anticonfinement
[26]
, il demeure que la méconnaissance du milieu maritime en général
et du navire en particulier, ajoutée à l’appréhension naturelle qu’inspire
la prise de conscience de l’isolement géographique du navire sur l’océan
font du groupe des passagers un ensemble beaucoup plus exposé aux situations
stressantes
[27]
.
Enfin on divise l’équipage en deux groupes. Il y a d’une part les inscrits maritimes, marins de profession, parmi lesquels on trouve les officiers, matelots, mécaniciens. On trouve d’autre part le personnel SERESTEL [28] avec un recrutement saisonnier important de personnel ignorant tout du domaine maritime.
Historiquement, la
Compagnie a rapidement employé du personnel de santé sur ses navires.
Si cela ne concernait au départ que la ligne d’Espagne, très rapidement l’ensemble
des navires s’est vu affrété d’un médecin par bordée. Malheureusement
la fin des années 90 avec ses difficultés économiques a vu la
disparition progressive des médecins embarqués sur les navires effectuant le
trans-manche. Les médecins restent toutefois présent sur Le Val
de Loire et le Bretagne,
navires de grande capacité effectuant des traversées de 24 heures et 9 heures. Depuis
1999 ce sont des infirmières qui assurent les soins sur les navires effectuant du trans-manche. Toutefois en période
hivernale certains navires ne disposent plus de personnel de santé et ce sont
un lieutenant choisi par le Commandant ou le Commissaire qui alors
prennent en charge la gestion de l’infirmerie et les soins médicaux. Le
lieutenant ne s’occupant que de l’équipage alors que le commissaire lui s’occupe
des passagers.
Dans notre étude nous avons noté quel avait été l’intervenant : médecin, infirmier(e), lieutenant ou Commissaire.
Nous avons distingué les tableaux traumatiques des pathologies médico-chirurgicales. Parmi ces dernières nous avons distingué les pathologies purement médicales de celles évoquant un tableau chirurgical.
Nous avons adopté une classification ternaire selon le délai de réponse thérapeutique possible:
·
L’urgence
était absolue lorsque le traitement s’imposait immédiatement. Les arrêts
cardio-respiratoires, par exemple, s’inscrivent dans cette catégorie.
·
Elle était relative
lorsque le traitement s’imposait rapidement et ne pouvait pas attendre a
fortiori la prochaine escale sans courir le risque d’une décompensation
aiguë de l’état clinique. Un bon exemple est représenté par les crises d’asthme.
·
Elle
était différée lorsqu’un traitement s’avérait nécessaire, mais
pouvait attendre quelques heures, en particulier le temps d’arriver à l’escale
suivante. C’est par exemple le cas des fractures non déplacées.
Nous avons dans cette étude
considérer trois cas de figure.
·
D’abord nous avons
noté si le patient avait pu être soigné à bord. S’il s’agissait d’un
membre d’équipage celui ci avait pu alors reprendre rapidement son travail.
S’il s’agissait d’un passager celui si avait reçu les soins
nécessaires à bord et n’avait été adressé à son médecin traitant que
pour suivre l’évolution.
·
Nous avons noté si
le patient avait été adressé d’emblée à un médecin généraliste à l’escale
suivante pour la prise en charge de la pathologie. Médecin du port pour un
membre d’équipage avec en général un arrêt de travail ou médecin
traitant pour les passagers nécessitant une prise en charge médicale ou
investigations complémentaires.
·
Enfin
nous avons retenu les cas adressés directement en milieu hospitalier pour les
pathologies les plus graves.
Cette prise ne charge des
pathologies ne nous renseigne pas par contre sur les moyens utilisés. Nous ne
savons pas si le patient s’est rendu par ses propres moyens, en taxi, en
ambulance, ou SAMU, voire si une évacuation héliportée à eu lieu.
Parfois le diagnostic
apparaissait évident et figurait clairement sur le registre, parfois seules
les données de l’examen clinique permettaient de formuler une hypothèse
sur le diagnostic le plus probable. Si le diagnostic final apparaissait le
plus souvent confirmé par les examens complémentaires de ville ou
hospitalier, parfois seule hypothèse demeure.
2228
enregistrements ont été retrouvés sur l’ensemble des cahiers de soins
entre le 1 juin et le 30 septembre 1999.
Tableau
1 : Répartition des consultations selon
les navires
NAVIRE
| Freq
Percent Cum.
-----------------+-----------------------
Bretagne
| 499
22.4% 22.4%
Coutances
| 16
0.7% 23.1%
Duc
de Normandie | 348
15.6% 38.7%
Barfleur
| 238
10.7% 49.4%
Normandie
| 566
25.4% 74.8%
Quiberon
| 27
1.2% 76.0%
Val
de Loire
| 534
24.0% 100.0%
-----------------+-----------------------
Total |
2228 100.0%
Tableau
2 : Répartition des consultations selon
les passagers ou l’équipage
CATEGORIE
| Freq
Percent Cum.
----------------+-----------------------
Equipage
| 1183
53.1% 53.1%
Passagers
| 1045
46.9% 100.0%
----------------+-----------------------
Total |
2228 100.0%
Tableau
3 : Répartition des consultations selon
la nationalité
NATIONALITE
| Freq
Percent Cum.
----------------+-----------------------
Autres
| 13
0.6% 0.6%
Britannique
| 936
42.0% 42.6%
Français
| 1279
57.4% 100.0%
----------------+-----------------------
Total |
2228 100.0%
Tableau
4 : Répartition des consultations selon
le personnel soignant
SOIGNANT
| Freq
Percent Cum.
-----------------+-----------------------
Infirmier(e)
| 1277
57.3% 57.3%
Lieutenant
| 71
3.2% 60.5%
Médecin
| 880
39.5% 100.0%
-----------------+-----------------------
Total |
2228 100.0%
Tableau
5 : Répartition des consultations selon
le type de pathologie
TYPE
| Freq
Percent Cum.
----------------+-----------------------
Médical
| 1614
72.4% 72.4%
Traumatique
| 614
27.6% 100.0%
----------------+-----------------------
Total |
2228 100.0%
Tableau 6 :
Répartition des consultations selon le type d’urgence
URGENCE
| Freq
Percent Cum.
---------------+-----------------------
Différée
| 2161
97.0% 97.0%
Absolue
| 0
0.0% 97.0%
Relative
| 67
3.0% 100.0%
---------------+-----------------------
Total
| 2228 100.0%
Tableau 7 :
Répartition des consultations selon le lieu de traitement
TRAITEMENT
| Freq
Percent Cum.
-----------------+-----------------------
Bord
| 1964 88.2%
88.2%
Hôpital
| 95
4.3% 92.4%
Médecin traitant |
169 7.6%
100.0%
-----------------+-----------------------
Total |
2228 100.0%
Tableau 7 : Répartition des
diagnostiques traumatiques
DIAGNOSTIC
| Percent
----------------+---------
BRULURE
| 5,4%
CONTUSION
| 47,7%
ENTORSE
| 11,1%
PLAIE
| 25,6%
DIVERS
| 10,2%
----------------+---------
Total | 100%
Tableau
8 : Répartition de la gravité des
traumatismes
URGENCE
| Freq
Percent Cum.
---------------+-----------------------
Différée
| 587
95.6% 95.6%
Relative
| 27
4.4% 100.0%
---------------+-----------------------
Total
| 614 100.0%
Tableau 9 :
Répartition des diagnostiques traumatiques d’urgence relative
REC
DIAGNOSTIC
----
------------------------------
55 BRULURE MAIN
169
BRULURE MI
288
CE OCULAIRE
326
CE OCULAIRE
336
CE OCULAIRE
1038
CE OCULAIRE
2144
CE OCULAIRE
2158
CE OCULAIRE
227
CONTUSION DOS
1 CONTUSION MAIN
133
CONTUSION MAIN
725
CONTUSION MI
189
CONTUSION OCULAIRE
200
CONTUSION TETE
9 COUP ARC
10 COUP ARC
155
FRACTURE MAIN
51 FRACTURE MI
26 PLAIE MAIN
63 PLAIE MAIN
168
PLAIE MAIN
255
PLAIE MAIN
56 PLAIE TETE
704
PROJECTION OCULAIRE
804
PROJECTION OCULAIRE
1359
PROJECTION OCULAIRE
1866
PROJECTION OCULAIRE
Tableau 10 :
Répartition des diagnostiques médicaux chez l’équipage
DIAGNOSTIC
| Freq
Percent Cum.
-------------------------------+-----------------------
ABCES CUTANE
| 6
0.7% 0.7%
ABCES DENTAIRE
| 6
0.7% 1.3%
ABLATION FILS
| 4
0.4% 1.7%
ACOUPHENES
| 1
0.1% 1.8%
ALGIES DENTAIRES
| 17
1.8% 3.7%
ALLERGIE
| 18
2.0% 5.7%
ANGINE
| 22
2.4% 8.1%
ANXIETE
|
21 2.3%
10.3%
APHTES
| 12
1.3% 11.6%
ARTHRALGIES
| 23
2.5% 14.1%
ASTHENIE
| 1
0.1% 14.3%
ASTHME
| 1
0.1% 14.4%
BLEPHARITE
| 1
0.1% 14.5%
BOUCHON CERUMEN
| 3
0.3% 14.8%
BRONCHITE
| 52
5.7% 20.5%
CANAL CARPIEN
| 1
0.1% 20.6%
CEPHALEE
|
15 1.6%
22.2%
COLIQUE NEPHRETIQUE
| 3
0.3% 22.5%
CONJONCTIVITE | 23 2.5% 25.0%
Tableau
10 : Répartition des diagnostiques
médicaux chez l’équipage (SUITE)
CONSTIPATION
| 14
1.5% 26.6%
COUP SOLEIL
| 2
0.2% 26.8%
CYSTITE
| 13
1.4% 28.2%
DEPRESSION
| 2
0.2% 28.4%
DERMATOSE
| 19
2.1% 30.5%
DIARRHEE
|
1 0.1%
30.6%
DOULEUR ABDO
| 28
3.0% 33.6%
DOULEUR MI
| 1
0.1% 33.7%
DOULEUR OCULAIRE
| 2
0.2% 33.9%
DOULEUR THORACIQUE
| 4
0.4% 34.4%
DOULEURS MUSCULAIRES
| 10
1.1% 35.5%
DYSMENORRHEE
| 12
1.3% 36.8%
DYSPEPSIE
| 22
2.4% 39.2%
ECZEMA
| 1
0.1% 39.3%
EFFET SECONDAIRE
MEDICAMENTS |
1 0.1%
39.4%
EPILEPSIE
| 3
0.3% 39.7%
EPISTAXIS
| 3
0.3% 40.0%
ETAT GRIPPAL
| 32
3.5% 43.5%
EXAMEN CONTROLE
| 3
0.3% 43.9%
GASTRO
| 37
4.0% 47.9%
GOUTTE
| 2
0.2% 48.1%
GROSSESSE
| 1
0.1% 48.2%
HEMORROIDES
| 3
0.3% 48.5%
HERPES
| 10
1.1% 49.6%
HYPOGLYCEMIE
| 1
0.1% 49.7%
HYPOTENSION
| 1
0.1% 49.8%
INSOMNIES
| 13
1.4% 51.3%
KYSTE MS
| 1
0.1% 51.4%
KYSTE SEBACE
| 1
0.1% 51.5%
LARYNGITE
| 1
0.1% 51.6%
LOMBALGIES
| 85
9.2% 60.8%
MAL DE MER
| 9
1.0% 61.8%
MALAISE
| 17
1.8% 63.7%
MYCOSE
| 14
1.5% 65.2%
ORGELET
| 4
0.4% 65.6%
OTALGIE
| 1
0.1% 65.7%
OTITE
| 18
2.0% 67.7%
PANARIS
|
6 0.7%
68.3%
PHARYNGITE
| 98
10.7% 79.0%
PHLYCTENE
| 11
1.2% 80.2%
PIQURE INSECTE
| 9
1.0% 81.2%
PIQURE VIVE
| 1
0.1% 81.3%
RECTORRAGIE
| 1
0.1% 81.4%
REFECTION PANSEMENT
| 7
0.8% 82.2%
RHINITE
| 110
12.0% 94.1%
SINUSITE
| 4
0.4% 94.6%
TENDINITE
|
29 3.2%
97.7%
TETANIE
| 2
0.2% 97.9%
TORTICOLIS
| 13
1.4% 99.3%
ULCERE MI
| 1 0.1%
99.5%
VACCIN
| 3 0.3%
99.8%
VARICES
| 1 0.1%
99.9%
VEINEITE
| 1
0.1% 100.0%
-------------------------------+-----------------------
Total | 919
100.0%
Tableau
11 : Répartition des diagnostiques
médicaux chez les passagers
DIAGNOSTIC
| Freq
Percent Cum.
-------------------------------+-----------------------
ABCES CUTANE
| 4
0.6% 0.6%
ABCES DENTAIRE
| 6
0.9% 1.4%
ABLATION FILS
| 4
0.6% 2.0%
ACCIDENT ISCHEMIQUE
| 1
0.1% 2.2%
ALGIES DENTAIRES
| 19
2.7% 4.9%
ALLERGIE
| 19
2.7% 7.6%
ANGINE
| 16
2.3% 9.9%
ANXIETE
| 17
2.4% 12.4%
APHTES
| 6
0.9% 13.2%
ARTHRALGIES
| 3
0.4% 13.7%
ASTHENIE
| 1
0.1% 13.8%
ASTHME
| 13
1.9% 15.7%
BOUCHON CERUMEN
| 1 0.1%
15.8%
BRONCHITE
| 15 2.2%
18.0%
CEPHALEE
| 9 1.3%
19.3%
COLIQUE NEPHRETIQUE
| 1
0.1% 19.4%
COMA ETHYLIQUE
| 1
0.1% 19.6%
COMA HYPO
| 1
0.1% 19.7%
CONJONCTIVITE
| 26
3.7% 23.5%
CONSTIPATION
| 1
0.1% 23.6%
CONVULSION
|
2 0.3%
23.9%
COUP SOLEIL
| 9
1.3% 25.2%
CYSTITE
| 12 1.7%
26.9%
DERMATOSE
| 10 1.4%
28.3%
DIABETE
| 2 0.3%
28.6%
DIALYSE PERITONEALE
| 1
0.1% 28.8%
DIARRHEE
| 1
0.1% 28.9%
DOULEUR ABDO
| 21
3.0% 31.9%
DOULEUR AURICULAIRE
| 1
0.1% 32.1%
DOULEUR CANCEREUSE | 1
0.1% 32.2%
DOULEUR THORACIQUE
| 9
1.3% 33.5%
DOULEURS MUSCULAIRES
| 5
0.7% 34.2%
DOULEURS POST OP
| 2
0.3% 34.5%
DYSMENORRHEE
| 7
1.0% 35.5%
DYSPEPSIE
| 6
0.9% 36.4%
EPILEPSIE
| 4
0.6% 37.0%
EPISTAXIS
| 8
1.2% 38.1%
ERYSIPELE
| 2
0.3% 38.4%
ETAT GRIPPAL
|
23 3.3%
41.7%
GASTRO
| 79
11.4% 53.1%